Si vous nous suivez, vous commencez à nous connaitre! Lorsque nous visitons une ville, nous nous attachons à consacrer une journée au Street Art. Notre venue sur Lille n’échappera pas à la règle. Déjà en 2015, nous avions pu en avoir quelques prémices à Wazemmes mais cette fois-ci, je (Cédric) passe une journée entière entre Lille et Roubaix pour en savoir plus sur le Street Art et les projets urbains qui se développent.

Le Street Art à l’honneur

Il existe de multiples façons de découvrir une ville et le Street Art en fait partie. Au travers d’un parcours les rue des quartiers Moulins et Saint Sauveur, le Collectif Renart nous fait découvrir les différents artistes qui s’affichent sur les murs lillois. Une visite très instructive sur les œuvres qui ont fait ou qui font la Biennale Internationale d’Art Mural (BIAM). En effet, le collectif Renart a organisé sur Lille cet événement qui en est à sa 4ème édition (BIAM#4).

Graff de M.Barek pour le Collectif Renart (BIAM 2015 - Gare Saint Sauveur)
Jana & JS pour la BIAM 2015 (Collectif Renart)
Graff aux abords de la gare Saint Sauveur (Collectif Renart)
BIG Episilon pour la BIAM 2015
De l'amour sur les murs à Lille

Lors de cet événement des artistes mondiaux sont invités pour réaliser des œuvres murales. Cette année est également marquée par la présence de Lille 3000 Eldorado. A cet effet les artistes mexicains (tels que les imprononçables Tlacolulokos) sont mis à l’honneur.

Les mexicains de Tlacolulokos pour Eldorado à Lille

Le Street Art est très présent sur toute métropole lilloise. Roubaix n’échappe à la règle et n’a pas à rougir de sa grande voisine. Aux alentours de la Condition Publique (quartier du Pile et de l’Union), les rues sont également colorées. Graff, pochoirs, collage … tous les styles sont présents pour faire vivre le quartier. Il est très intéressant également de savoir, au travers de ces visites, que ces fresques (qui ne sont pas du vandalisme) sont des œuvres d’art publiques et ont souvent pour but de véhiculer des messages ou de susciter la prise de conscience.

Non loin de là, l’atelier RemyCo (rue Remy Cogghe) qui abrite quelques uns des street-artistes les plus réputées de Roubaix (Mr Voul ou encore C215) . Il fallait bien un espace comme celui-ci (850 m²) pour laisser les artistes s’exprimer pleinement. Nous avons eu la chance de les voir en pleine exécution. L’atelier sera aussi occasionnellement ouvert au public pour des expositions ou des ateliers. Pour ceux qui connaissent, l’esprit se rapproche très fortement des ateliers Joutet mais à RemyCo, c’est le Street-art qui est mis à l’honneur.

Avec cette chance de voir les artistes en pleine action, c’est un tour « Street-art » qui se finit en beauté.

La Condition Publique

Le midi c’est au restaurant L’Alimentation qui nous accueille. Ce restaurant se situe à La Condition Publique qui se définit comme un laboratoire créatif. Dans un lieu chargé d’histoires (contrôle de la qualité des différentes matières textiles (soie, coton, laine)), le tissu associatif est développé dans le but de lier les acteurs du quartier. 

De part ses différentes salles, la Condition Publique est pluridisciplinaire : un studio de musique,une salle de spectacle, des lieux de restauration, un espace de coworking, un espace d’exposition, un espace d’éducation et d’échange, une rue couverte pour les braderies ou marché et un toit terrasse.

Toit-terrasse que nous avons eu la chance de découvrir avec les œuvres de Jef Aerosol, un précurseur du street-art au début des années 80. Vous reconnaîtrez très facilement ses œuvres signées d’une petite flèche rouge.

Fives Cail Babcock

Notre exploration de la ville nous emmène aux friches de l’ancien site industriel de Fives Cail Babcock . Cet immense espace (env 20 ha) est le théâtre d’un beau projet urbain.

Un petit peu d’Histoire : Fives Cail Babcock a connu 200 ans d’histoire (1861 à 1998) jalonnés de grands projets industriels comme les premières locomotives à vapeur, le pont Alexandre III à Paris ou les ascenseurs de la Tour Eiffel. Tout autant de projet qui ont fait la fierté de la région. En 2003, la métropole Lilloise reprend la gestion du site pour réinventer la vie urbaine.

Au cœur de Five Cail

Dès notre arrivée devant ces grands halls de briques rouges ou d’acier jaune, nous y ressentons une Histoire forte mais aussi un gros potentiel compte tenu de l’espace.
Comme nous l’explique notre Guillaume, un acteur du projet, l’idée est de développer un écoquartier fédérant les lillois via une multitude de chantiers comme :

  • Une halle gourmande qui ouvre courant 2019 avec un « food-court » et un incubateur culinaire.
  • Des espaces verts (publics) qui joueront les traits d’union entre les différents espaces et quartiers.
  • Des logements (1200) ayant pour objectif le partage, la mutualisation et la rencontre.
  • Le Lycée Hôtelier International de Lille (ouvert depuis 2016)
  • La mise en place d’une démarche environnementale notamment avec une énorme cuve de récupération des eaux pluviales.
  • Des jardins partagés pour créer une agriculture urbaine.

Pour ne pas gâcher mon plaisir, que serait une réhabilitation d’anciennes friches industrielles sans un peu de street-art?

Au cœur de Five Cail

Ce superbe projet de réhabilitation a pour but de connecter les lillois et d’en faire un lieu accessible à tous. Venant de Nantes, je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle avec les projets de ma ville (Hangars à Bananes, Carrière Miséry …). Il y a beaucoup de similitudes entre Lille et Nantes (et plus globalement entre les grandes métropoles): Se servir de son passé et de son Histoire pour réinventer de nouveaux modes de vie et connecter les habitants. Pour en savoir plus et connaitre les échéances..

Cet article a été écrit dans le cadre du Salon des Blogueurs Voyage. Merci également à la Métropole de Lille pour cette journée sous le signe du Street-art et des projets urbains. 

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