Je n’ai pas commencé cet article que je me mord déjà les lèvres à l’idée de vous faire un jeu de mot foireux. Car oui, ce que je souhaite vous narrer, c’est bel et bien une histoire de F.. Non je ne peux pas vous faire ça!

Revenons-en à nos moutons. Fès est bien la capitale du mouton mais version « cuir ». Ma blonde et moi-même (le roux pour ne pas faire de jaloux) partons à la conquête de la plus grande Médina du monde pendant un week-end prolongé de 4 jours. On chausse nos Adidas marocaines comme disent les locaux et c’est parti.

Médina de Fès

Khedija nous accueille, au cœur de la Médina (Fes-El-Bali), dans son Riad qui participe au programme Ziyarates (chez l’habitant). Accueil chaleureux avec thé à la menthe, le décor est planté. Un panorama nocturne sur une Fès endormie, un muezzin hurlant dans les hauts parleurs des rues de Fès à 5h30 et nous voilà prêts pour arpenter le labyrinthe que constitue la Médina (plus de 5000 rues). Il est très aisé de s’y perdre.

Intérieur du riad de Khadija

Intérieur du riad

Petit déjeuner sur le toit terasse

L’attraction principale est la tannerie ou plutôt les tanneries car il y en a 3. Fès est réputée pour son cuir et sa céramique bleue. Il est très important de savoir que rien n’est gratuit. Très « généreusement », on vous proposera de vous faire une visite des tanneries mais le petit billet au « maître » tanneur (20 Dirham marocain = 2 €) ou encore au guide (110 MAD = 10€ selon vos talents de marchandage) sont de mise.

Tannerie Chouara

Coup de chance ou pas, Mohammed, le premier à nous emmener dans l’arrière Médina nous fera une belle visite avec vue panoramique et explications qui vont bien mais attention ce n’est pas toujours (voir rarement) le cas. Le « tannerie trip » se déroulera de la manière suivante : atelier du cuir (attention les narines) puis boutique d’artisanat autour du cuir et fin du voyage chez l’herboriste qui vous fera sentir toutes sortes d’épices, d’huiles … Tout sera fait pour vous faire sortir les Dirham des popoches.

Tannerie du fondouk des paussiers

Peaux séchant au soleil

On ne va pas le nier, nous n’avons pas vraiment le type marocain (même si on me dit que j’ai des airs de berbères), du coup on peut parfois être des proies faciles mais il faut savoir être ferme tout en restant courtois. Si vous n’avez pas le cœur d’un aventurier ou l’âme d’un négociateur et que vous êtes trop suspicieux sur la bonne volonté de vos apprentis guides, vous pouvez vous payer les services d’un guide officiel.

Tanneur

Tisserand

Le Moyen Atlas

L’épreuve de la Médina bouillante passée, on décide de partir une journée dans le Moyen Atlas. Pour cela Driss, notre chauffeur particulier (et oui on se refuse rien! Enfin, ça a un coup tout de même) avec qui nous avons fait connaissance à l’arrivée à l’aéroport , nous emmène, accompagné de sa fille Ghita, à la rencontre des berbères. Notre monture métallique nous gardera bien à l’abri du froid et de la pluie. Notre première étape s’effectuera à Ifran dite la petite Suisse marocaine, la 2ème ville la plus propre au monde selon les guides. Il faut dire que le décor brumeux et humide, l’architecture européenne font vraiment croire qu’on se trouve en Suisse.

Ifrane, la petite Suisse

La promenade se poursuit dans un brouillard épais qui nous empêchera de profiter de la vue sur le Moyen Atlas. Un peu déçus car le programme semblait prometteur sur le papier. Notre froide journée se continue entre Azrou et la forêt de cèdre qui abrite des singes Magots très dociles. Vous pouvez leur donner des cacahuètes qu’ils viendront vous réclamer ou faire un tour de cheval. Ma blonde a réussi à se faire embarquer pour une petite virée, elle avait fière allure sous son poncho-cirée. C’est assez touristique mais je peux vous assurer que par le temps pluvieux qui courait nous n’étions pas dérangés par les touristes.

Azrou, le village berbère

Azrou, sous la pluie

Singe magot de la forêt d'Azrou

Soucieux de ses hôtes et afin de compenser la météo, Driss fera une halte à l’atelier de céramique. Allez, on lâchera notre petit bifton pour ramener un souvenir de la région bien entendu.

Tajines

Poteries de Fez

A mi-parcours, on se demande bien si on nous aurait menti sur l’ensoleillement du Maroc et si Mohammed VI ne serait pas en train de se moquer de nous. Affaire à suivre.

Partage et épingle cet article sur Pinterest :

Pin_fez